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Accueil > Economies de carburant > Dopage à l'hydrogène > Essais pratiques

Essais pratiques


Essai du 11 Mars 2006

A présent il est grand temps de passer aux choses sérieuses, et d'installer ce fameux système de dopage hydrogène dans ma voiture, une Renault Laguna 2.0L essence de 1998.
J'utilise le même réacteur que celui qui a servi dans l'expérience 6 de la section électrolyse (voir sur cette page).

Le montage que j'ai fait est provisoire, car si le principe fonctionne, je construirai un réacteur beaucoup plus robuste et sérieux que celui ci. C'est l'avantage avec mon véhicule : il possède un ordinateur de bord qui permet d'afficher la consommation de carburant aux 100Km en temps réel.
Donc je pourrai constater une éventuelle économie sans avoir à parcourir de nombreux kilomètres, et donc ça me simplifie la tache pour l'installation : par besoin d'un montage sérieux pour lequel il me faudrait passer plusieurs heures.

Voici donc quelques photos du montage, commençons par une vue générale :


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Vue rapprochée du réacteur, fixation à l'arrache, au scotch ! :)))


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Vue rapprochée de l'injection du gaz dans l'admission, après le filtre a air :


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Le fil jaune que l'on voit sur cette photo est un fil que j'ai rajouté sur la commande d'un des injecteurs il y a quelques temps pour pouvoir faire des mesures. Mais il ne sert à rien dans cet essai.

Vous avez du voir la longueur importante de fil entre le réacteur et la batterie. En fait j'avais prévu une longueur importante pour pouvoir ajuster le courant dans le réacteur. J'ai raccourci les fils d'alimentation jusqu'à ce que j'atteigne un courant de 10A dans le réacteur. L'électrolyte étant froid, ça veut dire que le courant augmentera lorsqu'il sera chaud. En tout cas, dans cette configuration, je dope le moteur avec un débit de gaz de 6 cellules x 10A x 0.627 = 38L/h.

J'ai installé un interrupteur dans l'habitacle pour pouvoir stopper ou mettre en route le dopage pendant la conduite.

Donc je suis parti faire des essais sur route, plus particulièrement sur voie rapide, afin d'avoir une route relativement plane et régulière. Sur une grande distance, j'ai réussi à stabiliser la voiture à 100Km/h, avec une consommation de carburant très régulière de 5.5L aux 100Km. Malheureusement, la présence ou l'absence du dopage hydrogène n'a absolument pas influencé cette consommation !!

J'ai testé d'autres configurations de vitesse et de régimes moteur, et les résultats sont identiques : l'apport d'hydrogène n'a jamais rien changé au niveau de la consommation.
Par ailleurs, je n'ai pas non plus constaté d'augmentation de puissance du véhicule...

Donc cet essai est plutôt décevant, mais il semble qu'il y ait une explication logique : on m'a expliqué que contrairement à ce qu'on pourrait croire, une combustion plus complète du carburant d'origine provoque un rejet plus important d'oxygène (si quelqu'un s'y connaît, ça serait sympa de me le confirmer). Et comme mon véhicule possède justement une sonde d'oxygène dans l'échappement (sonde lambda), il est très possible qu'elle indique au calculateur que le mélange est trop pauvre, et celui ci corrigerait alors le tir en injectant un peu plus de carburant. Du coup, pas d'économie :(

La solution serait donc d'intercaler un montage électronique entre le calculateur et la sonde lambda, pour modifier le signal et faire croire au calculateur que le mélange est trop riche, afin qu'il injecte moins d'essence.

Je vais me pencher sur la question, mais je me demande si en attendant je ne vais pas faire un réacteur plus sérieux et l'installer à demeure sur un véhicule diesel ancienne génération, sans aucune électronique, pour voir s'il se passe quelque chose.




18 Mars 2006

Bon, ma décision est prise, je vais construire un nouveau réacteur, sérieux, que je vais monter à demeure dans mon véhicule, avant de bidouiller la sonde d'oxygène. Ca me permettra d'avoir plus de recul, et de voir si ma consommation change à plus long terme. De toute façon, si un jour je veux bidouiller la sonde d'oxygène, il me faudra bien un système monté sur mon véhicule.

Par contre, le réacteur sera radicalement différent de ceux que vous avez vu jusqu'à présent. Le principe restera toujours le même, c'est à dire un certain nombre de cellules en série isolées les unes des autres. Par contre, les cellules ne seront plus constituées de plaques, mais de tubes emboîtés les uns dans les autres, à la manière des poupées russes. Cette méthode me paraît beaucoup plus simple au niveau de la construction et pour avoir des cellules isolées les unes par rapport aux autres.

Comme un dessin vaut toujours mieux qu'un long discours, voici un schéma qui va vous permettre de comprendre le principe du montage :



Le corps du réacteur, en noir sur le schéma, servira d'électrode négative (cathode) et sera relié au - de la batterie.
La tige rouge au centre servira d'électrode positive (anode), et sera relié au + de la batterie.
Les tubes en bleu permettent de constituer les cellules, étanches les unes par rapport aux autres. Sur ce schéma, le réacteur est donc constitué de 6 cellules.
En vert, ce sont les couvercles qui fermeront les 2 extrémités du réacteur. Le couvercle du bas n'a rien de particulier, et celui du haut sera traversé en son centre par la tige centrale (pour y connecter l'alimentation), et possédera également un orifice qui servira pour l'évacuation des gaz et pour le remplissage en eau.

Chez un ferrailleur près de chez moi, j'ai réussi à trouver tout l'inox dont j'avais besoin pour attaquer la construction du réacteur : 6 tubes de diamètres différents, et la tige centrale.


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J'ai découpé au lapidaire les tubes internes à une longueur de 30cm, et le corps du réacteur à 32cm. A propos de lapidaire, utilisez obligatoirement une bonne paire de lunettes de protection, ainsi qu'un casque antibruit. On est toujours trop pressé, on se dit qu'on aura vite fait et que les lunettes ou le casque ne sont pas nécessaires, n'empêche qu'il y a quelques semaines j'ai reçu un éclat de ferraille dans l'oeil gauche et j'ai fait un petit séjour aux urgences ophtalmologique. J'aurai pu y laisser un oeil alors qu'un kit de protection lunette + casque ça coûte 5€. Je sais que c'est pas le prix qui nous fait prendre des risques, mais le fait qu'on a juste une petite découpe vite fait bien fait à faire, et qu'on pense que se protéger c'est inutile. Les yeux et les capacités auditives, il faut qu'ils nous durent toute notre vie, alors prudence ! Et une bonne paire de gants, ce n'est pas du luxe non plus !

Après cette mise en garde, voici donc les tubes découpés :


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7 mai 2006

Bon, comme vous pouvez le constater, en ce moment ça n'avance pas très vite...
J'ai peu de temps en ce moment, et je l'occupe pour mettre au point mon nouveau moyen de locomotion, voir ici.
Ceci dit, depuis quelques jours je fais un test sur mon véhicule, qui s'avère plutôt encourageant pour la suite du programme. En effet, j'ai débranché la sonde lambda, et ça n'influence absolument pas ma consommation de carburant. Je pensais que sans sonde lambda, le calculateur injecterait un mélange un peu plus riche, pour être sûr de ne pas avoir un mélange trop pauvre. En effet, il est plus dangereux de rouler avec un mélange pauvre qu'un mélange riche (le moteur chauffe plus).

Il semble donc que la sonde lambda soit juste le petit ajustement final du mélange, préalablement calculé grâce aux paramètres principaux : position accélérateur, dépression dans le collecteur d'admission, température de l'air admis, etc...

Donc sur mon véhicule, si la sonde est absente, ça ne gène pas le calculateur, et il n'envoie pas plus d'essence. Donc c'est une bonne nouvelle, ça veut dire que quand je doperai mon moteur à l'hydrogène et que les caractéristiques des gaz d'échappement seront modifiées, le calculateur n'en saura rien, et n'enrichira pas le mélange !

18 septembre 2006

Mon vélo électrique étant fonctionnel depuis quelques mois, j'ai pu me remettre sur le réacteur à hydrogène, le finir, et le tester en réel pendant les trajets de mes vacances d'été.
J'ai essayé differentes techniques pour coller des bouchons aux extrémités du corps du réacteur, mais sans succès. Les différentes colles que j'ai testé collaient parfaitement sur l'inox, mais pas sur les bouchons en PVC... J'ai finalement découpé des plaques dans une planche a découper la viande (une sorte de plastique/téflon). Ces planches viennent boucher les extrémités du réacteur grâce à 4 tiges filetées et 2 joints découpés dans une vieille chambre à air.

J'ai également construit une carte électronique afin de pouvoir réguler avec précision le courant de l'électrolyse, entre 0 et 15A.

Voici ce que ça donne au final :



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Le réacteur installé dans le véhicule :



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J'ai également installé un interrupteur dans l'habitacle pour pouvoir couper ou mettre en marche le réacteur à ma guise.

J'ai donc avalé pas mal de route cet été pendant les vacances, et je n'ai malheureusement pas constaté d'économie suffisamment importante pour pouvoir conclure au bon fonctionnement du procédé. Le premier gros tronçon de route a été Nantes - La grand combe (environ 800Km), que j'ai effectué d'un trait et sans prendre l'autoroute. J'ai consommé 6.3L/100 avec le réacteur en fonctionnement, alors que j'avais fait 6.4L/100 l'an dernier. A mon sens la différence est beaucoup trop faible pour conclure que ça fonctionne. Sur les tronçons suivant, j'ai testé différentes choses, en particulier en reconnectant la sonde lambda, et je n'ai pas constaté non plus de différence de consomation notable.

A mon avis le moteur 2.0L à injection multipoint qui équipe mon véhicule est en fait bien conçu et consomme déjà très peu d'origine si l'on ne tire pas dessus. Son rendement doit être déjà proche du maxi, ce qui expliquerait pourquoi on peut difficilement baisser la consommation en améliorant la combustion.

La solution dans mon cas serait de modifier le signal de la sonde lambda afin que le calculateur envoie moins d'essence, et donc de rouler avec un mélange plus pauvre. En théorie c'est la prochaine étape de mes essais...
Mais avant, je pense que je vais essayer de monter le réacteur sur un véhicule diesel ancienne génération, sans turbo ni electronique, pour voir ce que ça donne.

A suivre...